J'en fais partie depuis ce matin. Une de plus.
Après avoir passé une nuit qui rimait avec insomnie (couchée à 1h et endormie seulement vers 5 ou 6h et encore...avec des réveils fréquents), nausées, et crise d'angoisse, ce matin je n'étais clairement pas en état de me rendre à mon travail. J'ai bien tenté de me lever, mais sans seulement y réussir.
Bon, Chéri a aussi passé une mauvaise nuit, on pense que peut-être les nausées étaient dues aux pizza qu'on a faites livrer hier soir. Pourtant on n'a pas mangé à s'en gaver. On s'est partagé 2 pizzas 2 personnes chacune : une 4 fromages sauce tomate, et une 4 fromages sauce crème. Puis on a mangé du chocolat grec au lait, à la noisette et à l'amande. On ne peut pas dire qu'on ait mangé 3 sangliers quoi !
J'ai pris directement rendez-vous chez mon médecin qui m'a calée "entre deux rendez-vous" dans la matinée (alors que je devais le voir mercredi prochain).
Puis je lui expliqué tous mes symptômes :
*Une fatigue intense la journée depuis plusieurs semaines (voire mois), des vertiges, une sensation d'être continuellement exténuée
*Des insomnies qui deviennent de plus en plus fréquentes accompagnées de difficultés à m'endormir et des nausées et angoisses tous les soirs quand je me couche.
*Un stress perpétuel (même le week-end maintenant) causé par le travail, l'envie de craquer, de m'enfuir, de tout abandonner (sauf mon chéri)
*Des repas pris rapidement, sans plaisir, et des crampes d'estomac tous les jours après au moins un repas
*Un désintérêt plutôt général pour mes activités que je prenais plaisir à faire (plus envie d'aller à la couture, plus envie de faire de la photo ou de la guitare, j'ai un peu tout abandonné), ceci dit, je reste contente de voir des gens car ça me change les idées
*Une irritabilité parfois, je dramatise le moindre problème et je m'énerve super facilement, ou je me mets à pleurer sans grande raison, un peu ridicule quoi
*Je me décourage très rapidement, et je vois les choses en noir
Le docteur m'a donc prescrit du Fluoxétine (anti-dépresseur, c'est comme le Prozac), du Séresta (pour que je sois moins anxieuse) et un truc pour l'estomac puisqu'il m'a dit que j'avais certainement une gastrite.
J'espère que ça va tout arranger, j'ai espoir en tout cas, et je pense que rien n'est irrémédiable, même si en ce moment, je me dis que de toute façon, tant que je ferai ce métier, mes problèmes ne se règleront pas puisque c'est la cause de ma "dépression passagère". Le reste allant bien : je suis heureuse avec mon conjoint, j'aime mon appartement, je côtoie des gens que j'apprécie, ma famille est là pour moi et il n'y a pas de problèmes familiaux. Mais quand un problème devient une obsession, on a l'impression que ça prend le pas sur tout le reste, alors que ce "reste" est super important pour aller mieux et qu'on s'y accroche à mort.
Ce matin, j'ai mangé entreautre du chocolat, il parait que c'est anti-dépressif ;)
J'espère passer une bonne nuit, et que demain tout aille bien aussi. J'espère. J'espère sans trop y croire, mais l'espoir fait vivre.
Je n'ai pour autant pas envie d'être arrêtée, car je n'aime pas passer mes journées à ne rien faire, ça me fatigue, ça m'ennuie et surtout ça me culpabilise ; mais si un jour je suis exténuée, il faudra bien que j'en passe par là provisoirement pour remonter la pente.
Je sais, je "dévoile" un peu ma vie comme ça sur internet, il se peut que j'édite cet article dans les jours à venir, car ce sont des choses vraiment personnelles, mais j'avais envie/besoin de l'écrire, comme pour tourner une page, mettre à plat tout ce qu'il y a pour commencer la remontée si remontée il y a.
Mais je ne vois pas pourquoi il n'y en aurait pas ;)
Tiens, j'ai fait un rêve bizarre cette nuit, j'étais devant une maison où j'allais pour la première fois de quelqu'un que je connaissais je crois, et je posais mes affaires un peu partout, et quelqu'un me les volait.
(oui, on est habillés sur la photo !!)